Table des matières chronologique

  1. Sexualité et normalité
  2. Les sens de l'amour:Les aphrodisiaques
  3. Les sens de l'amour: les poèmes
  4. Les sens de l'amour: les zones érogènes
  5. Les sens de l'amour: la communication par l'odeur
  6. Les sens de l'amour:la voix
  7. Les sens de l'amour: les canons de beauté
  8. Le préservatif

Table des matières par thème

  1. Sexualité et normalité
  2. Les sens de l'amour:Les aphrodisiaques
  3. Les sens de l'amour: les poèmes
  4. Les sens de l'amour: les zones érogènes
  5. Les sens de l'amour: la communication par l'odeur
  6. Les sens de l'amour: les canons de beauté
  7. Les sens de l'amour:la voix
  8. Le préservatif



 
Sexualité et normalité
 
 
 
Ma sexualité est-elle normale ?
 
Beaucoup de sexologues tentent de définir ce qu’est une sexualité normale. En épluchant la bibliographie sur ce sujet, je m’arrête sur une définition intéressante dans la mesure où elle n’est pas normative.
Cette définition s’appuie sur le modèle du cycle de la réponse sexuelle.
D’après ce modèle, si la personne peut interrompre ou poursuivre le cycle quand elle le désire, elle peut vivre une sexualité saine. Tant qu’elle a le choix et qu’il se fonde sur la conscience de ses propres besoins, limites, désirs, fantasmes, vécus, etc, sa sexualité peut être source d’épanouissement, de développement personnel.
C’est donc cette notion de choix et de ressenti de ses propres besoins qui font de la sexualité une expérience plus ou moins harmonieuse.
 
Le cycle de la réponse sexuelle
 
Les sexologues ont conceptualisé le cycle de la réponse sexuelle. Bien que très théorique, ce cycle est intéressant comme base de travail en consultation sexologique. Premièrement, il permet de situer le trouble, de le nommer. Deuxièmement la personne qui consulte se rend souvent compte qu’elle n’est pas frigide ou impuissante, qu’elle a du désir mais que le problème se situe ailleurs, à une autre phase du cycle. Ce qui nous permet d’orienter le travail. Enfin, dans le cadre d’un travail en couple, faire son propre cycle de la réponse sexuelle permet aux partenaires de constater qu’ils ont des besoins et des rythmes différents. Ceci va leur permettre de se réajuster.
 
 
 
1. Interêt  ->  2. Désir -> 3. Excitation -> 4. Platteau -> 5. Orgasme-> 6. Résolution -> 7. Phase réfractaire -> 8. Assimilation de l'expérience ->
 
                                                                                                         
 
 
1.      L’intérêt
 
L’intérêt est une sorte de prédisposition pour la sexualité. C’est être ouvert à l’expérience de la sexualité, avoir un à priori positif pour tout ce qui touche à la sexualité. S’il n’y a pas d’intérêt, il y a peu de chances que le désir émerge. Un homme qui pénètre ou une femme qui se laisse pénétrer sans avoir d’intérêt risque de ressentir des douleurs au niveau des organes génitaux, de se sentir dévalorisé, de ressentir du déplaisir, de ne pas avoir d’orgasme, etc. Etre responsable de sa sexualité, ce serait être capable de dire à l’autre son désintérêt, de respecter son désintérêt.
Ce manque d’intérêt peut survenir dans un contexte très spécifique comme celui d’une grossesse, un vécu d’abus sexuel, une éducation rigide, une dépression, etc.
 
 
 
  1. Le désir
 
S’il y a intérêt pour la sexualité, le désir peut émerger.
Ressentir du désir pour quelqu’un ne veut pas dire qu’il y aura sexualité. La personne peut décider de se laisser aller à son désir avec la personne désirée. Elle peut aussi contacter ce désir, le ressentir et décider de ne pas aller plus loin. Quelqu’un qui ne se respecte pas, qui ne laisse pas le désir émerger à son rythme et qui passe trop vite à la pénétration, peut ressentir des douleurs, des spasmes, des troubles de l’érection ou de l’éjaculation.
Une personne peut aussi se couper de son désir parce qu’elle a des peurs, des inhibitions liées à la sexualité. Elle a de l’intérêt pour la sexualité mais se coupe de son désir. Elle peut aussi ne pas avoir suffisamment exploré ses limites et croire que ressentir du désir pour quelqu’un veut dire avoir une sexualité avec cette personne.          
 
  1. L’excitation
 
Premières manifestations physiologiques du désir.
Confusion fréquente entre absence d’excitation et de désir. Or ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’érection ou de lubrification vaginale (ménopause par ex.) qu’il n’y a pas de désir sexuel.
L’excitation peut aussi se manifester sans que la personne décide d’aller plus loin dans le cycle.
 
  1. Le plateau
 
Maintient suffisant de l’excitation pour éprouver l’orgasme. Certaines personnes n’arrivent pas à maintenir l’excitation nécessaire à l’orgasme à cause de peurs, d’inhibitions, de rythmes différents. D’autres, par peur qu’eux-mêmes ou leur partenaire ne ressente pas d’orgasme, se précipitent dans la voie de l’orgasme, négligeant ainsi le plateau. Cette précipitation peut mener à une éjaculation précoce, à un trouble de l’érection, à une sensation de déplaisir voir de douleur, à toute forme d’insatisfaction sexuelle.
 
  1. L’orgasme
 
Décharge violente psychique et/ou physique. Pour beaucoup l’orgasme est uniquement associé à l’éjaculation de l’homme et constitue le but ultime de l’acte sexuel. Là aussi, si la personne qui ne poursuit pas les phases suivantes du cycle, elle peut se bloquer au niveau de la recherche compulsive d’orgasme, elle se soumet ainsi à cet impératif, négligeant les autres phases. Dans la philosophie tantrique par exemple, l’orgasme est aussi psychique que physique. En effet, un fantasme, une caresse, une danse, une musique, peut provoquer un orgasme avec les mêmes effets physiologiques qu’un orgasme physique.
 
  1. La résolution
 
Les organes génitaux reprennent leur taille initiale. Les signes physiologiques de l’orgasme s’atténuent.
 
  1. La phase réfractaire
 
Phase où un nouveau rapport sexuel peut être difficile voir douloureux.
 
 
 
  1. Phase d’intégration ou d’assimilation
 
Etape importante souvent oubliée par les sexologues. La personne s’enrichit de l’expérience, intègre ce qu’elle vient de vivre. Elle en tire éventuellement des conclusions qui vont lui permettre de s’ajuster mieux à ses désirs et besoins pour le prochain cycle.
 
Et l’autre dans le cycle ?
 
Si chaque partenaire réalise son propre cycle de sa réponse sexuelle, il doit ensuite l’ajuster avec celui de son partenaire. Lorsque cet ajustement ne se fait pas, l’autre ne fait que donner ou recevoir laissant l’autre dans la frustration. Et comment recevoir si on ne sait pas de quoi on a besoin. Et comment donner si l’autre n’exprime pas les siens. C’est justement l’intérêt de ce cycle, il permet de clarifier les besoins de l’un et de l’autre. Après c’est une question d’ajustement et de créativité ou d’ajustement créateur. Et ça c’est une autre histoire…
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Les aphrodisiaques
Les huîtres, le gingembre, le chocolat… de quoi préparer un bon petit repas pour un dîner romantique… mais quelle est l’efficacité réelle de ces aphrodisiaques ?
 
 
Ginseng et noix de muscade - un effet buffle… sur les rats !
 
Le ginseng et la noix de muscade ont été étudiés chez les rats. Tous deux semblent augmenter le comportement sexuel des rats mâles.
Des chercheurs indiens ont testé l’effet d’un extrait de noix de muscade sur des rats mâles. Ils ont remarqué une augmentation de leur comportement sexuel. L’effet de cet extrait portait tant sur les « performances » sexuelles des rats (augmentation de la fréquence de montée du mâle sur la femelle, augmentation de la fréquence de pénétration, augmentation des réflexes péniens) que sur leur « libido » (mesurée par la fréquence de montée malgré une anesthésie du pénis). 
Le ginseng a été étudié chez le rat et le lapin. Chez le rat, il augmenterait l’activité noradrénergique (liée à la noradrénaline, une hormone stimulante similaire à l’adrénaline) au niveau d’une zone du cerveau appelée hypothalamus. Cela expliquerait l’augmentation du comportement sexuel des rats. Chez le lapin, un effet a été montré in vitro (c’est-à-dire sur des tissus de lapin en laboratoire, pas sur des lapins vivants): le ginseng augmenterait la libération de monoxyde d’azote (NO) au niveau des vaisseaux sanguins du corps caverneux du pénis. L’effet serait une vasodilation (dilatation des vaisseaux sanguins), augmentant l’afflux de sang au niveau du pénis, ce qui provoque son gonflement.
 
 
Et chez l’homme ?
 
Les études cliniques chez les êtres humains sont très rares. Une étude aurait montré que les femmes consommant du chocolat tous les jours avaient des scores plus élevés sur des échelles de mesure de fonctionnement sexuel… mais cet effet était dû à l’âge des personnes étudiées…
 
Finalement, une grande partie de l’effet des aphrodisiaques serait sans doute dans leur pouvoir évocateur. Le cerveau n’est-il pas notre plus important organe sexuel ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bibliographie
1.        An experimental study of sexual function improving effect of Myristica fragrans Houtt. (nutmeg). Tajuddin et al. BMC Complementary and Alternative Medicine. 2005;5:16 doi:10.1186/1472-6882-5-16.
2.        Ginseng, sex behavior, and nitric oxide. Murphy L.M. & Lee T.J. Annals of the New York Academy of Sciences. 2002;962:372-377.
3.        Chocolate and women’s sexual health: An intriguing correlation. Salonia A. et al. Journal of Sexual Medicine. 2006;3(3):476-482. Abstract.
 
 
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La vue
Ces yeux qui fascinaient des tigres,
et qui étaient à présent fascinés par un homme;
ses yeux, deux larges diamants noirs, taillés pour toutes les fiertés de la vie,
et qui n'exprimaient plus en le regardant que toutes les adorations. De l'amour!
Ces yeux-là étaient et disaient tout un poème.
Jules Barbey D'Aurevilly, Les diaboliques
 
Le goût
Que ton amour a de charmes, ma sœur, ô fiancée. Que ton amour est délicieux,
plus que le vin! Et l'arôme de tes parfums, plus que tous les baumes!
Tes lèvres, ô fiancée, distillent le miel vierge. Le miel et le lait sont sous ta langue;
et le parfum de tes vêtements est comme le parfum du Liban.
Elle est un jardin bien clos, ma sœur, ô fiancée; un jardin bien clos, une source scellée.
Tes jets font un verger de grenadiers, avec les fruits les plus exquis: le nard et le
safran, le roseau odorant et le cinnamome, avec tous les arbres à encens; la myrrhe
et l'aloès, avec les plus fins arômes.
Source des jardins, puits d'eaux vives, ruissellement du Liban!
Cantique des cantiques, 4: 10-15
 
 
Le toucher
Ce fut un baiser long comme une éternité
qui tendit nos deux corps dans l'immobilité;
elle se renversa, râlant sous ma caresse;
Sa poitrine oppressée et dure de tendresse...
Guy de Montpassant, Au bord de l'eau [extrait]
 
 
Le son
Parle-moi! Que ta voix me touche!
Chaque parole sur ta bouche
Est un écho mélodieux!
Quand ta voix meurt dans mon oreille,
Mon âme résonne et s'éveille,
Comme un temple à la voix des dieux!
Un souffle, un mot, puis un silence,
C'est assez : mon âme devance
Le sens interrompu des mots,
Et comprend ta voix fugitive,
Comme le gazon de la rive
Comprend le murmure des flots.
Un son qui sur ta bouche expire,
Une plainte, un demi-sourire,
Mon coeur entend tout sans effort:
Tel, en passant par une lyre,
Le souffle même du zéphyre
Devient un ravissant accord!
Alphonse de Lamartine, Chant d’amour
 
 
L’odeur
Comme le vendangeur, amoureux de ses vignes,
Parmi les pampres verts compte les grappes d'or
Je visite les fruits de mon jeune trésor,
Et respire les fleurs qui parfument les lignes.
Henri Cantel, A une inhumaine [extrait]
 
 
 
 
 
 
 
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Les zones érogènes
Qu’est-ce que c’est ?
 
C’est une région du corps dont la stimulation procure du plaisir. Classiquement on distingue les zones érogènes primaires (zones génitales en particulier le gland et le clitoris, les fesses, l’anus, les seins) des zones érogènes secondaires (lèvres, nuque, nombril, lobe de l’oreille, poignet, coude, genou).
 
 
Comment ça marche ?
 
Ces zones sont riches en terminaisons nerveuses mais il semblerait que ce soit les mêmes terminaisons nerveuses qu’ailleurs sur le corps. Il s’agit toutefois souvent de zones muqueuses ou de peau fine où les terminaisons sont donc très proches d’un éventuel contact extérieur. Ce qui distingue probablement ces zones c’est la façon dont le cerveau traite les informations qu’elles fournissent. Il semblerait que les informations aboutissent dans des zones du « système de plaisir » ou de « récompense », en particulier des zones du système limbique, impliqué dans les émotions. Ces informations seraient donc perçues comme agréables, procurant du plaisir et un bien-être.
 
 
A quoi ça sert ?
 
Selon les théories de l’évolution, le « système de récompense » au niveau du cerveau, servirait à encourager, par les perceptions agréables de plaisir et de bien-être,les êtres humains à avoir des comportements utiles à leur survie ou à la survie de l’espèce, comme de s’alimenter et de se reproduire.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bibliographie
2.        Neurobiologie du plaisir. Wunsch S. & Brenot P. Rev. Europ.Sexol.; Sexologies.2004;50(XIII):4-16.
4.        The erogenous zones: their nerve supply and significance. Winkelmann R.K. Proc Staff Meet Mayo Clin. 1959;34(2):39-47. http://www.cirp.org/library/anatomy/winkelmann/ accédé 04/09/2007

Le point G: mythe ou réalité?
Qu’est-ce que c’est ?
 
Le point G (de Grafenberg, le nom du médecin qui l’aurait décrit pour la première fois, en 1950) serait une petite « boule » très sensible au niveau de la partie antérieure du vagin. Cette zone procurerait un plaisir intense, favorisant l’orgasme.

 
Vagin
 
Sacrum
Rectum
 

Quelles sont les preuves ?
 
Il existe en fait peu d’études publiées. Hines en a fait une revue en 2001. Goldberg et ses collègues ont effectué des examens gynécologiques chez 11 femmes. 4 auraient présenté un point G, très sensible à la palpation. Hoch dans une étude similaire dit que chez 64% des femmes examinées, la paroi antérieure du vagin était particulièrement sensible sans toutefois trouver de réelle zone bien délimitée. Des études au microscope d’échantillons de vagins n’ont pas pu montrer de zone distincte particulièrement innervée. Il y a en revanche des petites glandes similaires à la prostate, appelées glandes de Skene, dans la région. Celles-ci pourraient également être à l’origine de l’ « éjaculation » décrite par certaines femmes lors de l’orgasme. Ces glandes situées autour de l’urètre (conduit entre la vessie et l’extérieur) pourraient être stimulées à travers la paroi vaginale. Une étude par échographie a par ailleurs montré que lors de la phase d’excitation, la contraction de certains muscles peut faire descendre les zones gonflées du clitoris, les corps clitoridiens, contre la paroi antérieure du vagin. On pourrait donc stimuler le clitoris à travers le vagin dans ces conditions.
 
Finalement…
 
Le « point G » serait finalement plutôt une zone sensible à la face antérieure du vagin, soit les glandes de Skene, soit les corps clitoridiens, soit tout simplement la paroi du vagin elle-même. Comme quoi, la science n’a pas fini d’explorer la biologie de la sexualité…
 
Bibliographie
1.        The G-spot: A modern gynecologic myth. Hines T.M. Am J Obstet Gynecol.2001;185:359-62.
2.        Vaginal erotic sensitivity by sexological examination. Hoch Z. Acta Obstet Gynecol Scand.1986;65(7):767-73. Abstract.
3.        Innervation of the human vaginal mucosa as revealed by PGP 9.5 immunohistochemistry. Hilliges M. et al. Acta Anat. 1995;153(2):119-26. Abstract.
4.        A prospective study examining the anatomic distribution of nerve density in the human vagina. Pauls R. et al. The Journal of Sexual Medicine. 2006;3(6):979-987.
5.        Clitoris et point G : liaison fatale. Foldes P. et Buisson O. Gynécologie, Obstétrique & Fertilité. 2007;35:3-5.
 
 
 
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Les phéromones ou la communication par l’odeur
Qu’est-ce que c’est ?
Les phéromones (du grec « pherein », transporter, et « hormon », exciter) sont des substances chimiques volatiles qui permettent une communication entre deux individus. Ce sont en quelque sorte des odeurs que l’on ne sent pas consciemment. L’être humain fabrique ces phéromones au niveau de l’aisselle et du pubis. Les bactéries présentes transformeraient les substances émises en solution dans la sueur, en substances volatiles. Ces bactéries ne sont pas les mêmes chez l’homme et la femme donc les phéromones libérées seraient différentes. De plus, les phéromones de type androgènes sont liées à la testostérone : les hommes en secrètent donc en plus grande quantité que les femmes. Les phéromones sont captées par les autres au niveau du nez, selon certains au niveau de l’organe voméro-nasal, situé dans le bas des fosses nasales, au-dessus du palais, selon d’autres au niveau du neuro-épithélium nasal. Les messages sont ensuite transmis à l’hypothalamus, dans le cerveau.
 
 
Les effets des phéromones
 
Les phéromones seraient des substances « attirantes ». Dans une étude, des volontaires ont porté du parfum contenant des phéromones. Ces volontaires ont rapporté avoir plus de rapports sexuels que dans le groupe témoin sans phéromones. Les femmes seraient plus sensibles au moment de l’ovulation.  Des études ont montré que les femmes arrivant dans une salle d’attente choisissaient plutôt les chaises empreintes d’androsténone, une phéromone dérivée de la testostérone. Une étude a montré que les hommes évitaient les urinoirs empreints d’une autre phéromone dérivée de la testostérone, l’androsténol.
Les phéromones expliqueraient également l’effet observé d’une synchronisation des cycles menstruels de femmes vivant sous le même toit.
 
 
Quelques explications…
 
Ces phéromones seraient des marqueurs de compatibilité reproductive. Il semblerait en effet que les femmes hétérosexuelles préfèrent l’odeur d’hommes dont le type HLA (système de reconnaissance immunitaire du soi et du non-soi) est différent du leur. Cela pourrait donner un avantage évolutif, évitant la reproduction de personnes trop proches d’un point de vue génétique avec le risque plus important de maladies génétiques chez leur descendance.
 
 
 
 
 
 
 
 
Bibliographie
1.        Human pheromones and sexual attraction. Grammer K. et al. European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology.2005;118:135-142.
2.        Facts, fallacies, fears, and frustrations with human pheromones. Wysocki C.J. & Preti G. The Anatomical Record Part A.2004;281A:1201-1211.
3.        Are androgen steroids acting as pheromones in humans? Pause B.M. Physiology and Behavior.2004;83:21-9.
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La voix : une redoutable arme de séduction
Chez l’homme : faire fuir les rivaux et attirer les femmes
Le timbre de la voix est lié à la taille du larynx (la « boîte vocale ») et à sa structure, notamment à la taille des plis dans le larynx : plus le larynx et ses plis sont grands, plus la voix est grave. C’est la testostérone qui détermine la taille et la structure du larynx, et en particulier au moment de la puberté.
Une voix grave envoie un signal de dominance aux autres hommes. Des chercheurs aux Etats-Unis ont demandé à 111 hommes de lire un texte standard puis d’enregistrer un message destiné à un rival potentiel. Les participants qui se déclaraient « dominants » avaient tendance à prendre une voix plus grave dans le message destiné à un concurrent par rapport à leur voix habituelle. Au contraire, les participants se considérant comme moins dominants avaient tendance à prendre une voix plus aiguë ! Ensuite les enregistrements ont été manipulés vers le grave et vers l’aigu, donnant un total de 333 enregistrements : 111 enregistrements non-modifiés, 111 avec une tonalité artificiellement plus grave, et 111 avec une tonalité artificiellement plus aiguë. 86 autres hommes ont donné des scores de « dominance » aux voix enregistrées. Les voix manipulées vers le grave étaient perçues comme provenant d’hommes plus dominants. Une autre étude a montré que certaines caractéristiques de la voix étaient corrélées à la taille, le poids et la forme du corps. C’est ainsi qu’une voix plus grave pourrait indiquer à un rival que l’on est grand et fort et le faire fuir !
Les voix graves seraient également appréciées par les femmes, peut-être justement parce qu’elles suggéreraient un homme « vigoureux ». Les femmes y seraient surtout sensibles pendant la période féconde du cycle menstruel et plus particulièrement lorsqu’elles cherchent une relation à court terme !
 
Chez la femme : un signe de féminité
 
Une voix dite « féminine », c’est-à-dire plus aiguë serait considérée comme plus attirante par les hommes. Feiberg et al ont étudié le lien entre les caractéristiques du visage et de la voix de 52 étudiantes écossaises et 52 étudiantes canadiennes. Les femmes dont les visages étaient plus féminins (grands yeux, sourcils hauts, partie inférieure du visage plus petite, …) avaient également des voix plus aiguës. La féminité du visage et de la voix sont probablement déterminées de la même façon, notamment par les hormones féminines.
 
Que faire si vous ne rentrez pas dans le moule ???
 
D’abord, bon nombre de ces études ont été faites auprès de volontaires étudiants américains, ce qui pourrait constituer un biais important. Par ailleurs, ce ne sont que des résultats moyens dans des groupes: certains hommes raffolent au contraire de voix graves et certaines femmes ne sont pas particulièrement affolées par un timbre grave.
 
 
Bibliographie
1.        Dominance and the evolution of sexual dimorphism in human voice pitch. Puts D.A. et al. Evolution and Human Behavior.2006;27:283-296.
2.        Relationships between vocal characteristics and body size and shape in human males: An evolutionary explanation for a deep male voice. Evans S. et al. Biological Psychology.2006;72:160-3.
3.        Mating context and menstrual phase affect women’s preferences for male voice pitch. Puts D.A. Evolution and Human Behavior.2005;26:388-397.
4.        The voice and face of woman: one ornament that signals quality? Feinberg D.R. et al. Evolution and Human Behavior.2005;26:398-408.


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Les canons de beauté
Mince ou curviligne, que préfèrent-ils ? Armoire à glace ou asperge, que préfèrent-elles ? Des scientifiques se sont penchés sur ces questions fondamentales…
 
La femme « parfaite »
 
Il semblerait que les hommes hétérosexuels préfèrent une femme dont le rapport taille-hanches se rapproche de 0.7, avec une corpulence mince (mais pas maigre) avec un rapport poids/taille² (indice de masse corporelle IMC = body masse index) d’environ 20 et un visage dit féminin (grands yeux, bouche pulpeuse, pommettes hautes, petit menton,…).
               
L’homme « parfait »
 
Les femmes hétérosexuelles semblent préférer un homme en « triangle », c’est-à-dire avec de larges épaules et une taille fine, avec une corpulence moyenne (IMC d’environ 24), grand et musclé.
 
La symétrie
 
Certaines études montrent que nous jugeons plus attirants les gens plus symétriques. Par ailleurs, chez les femmes, la symétrie, notamment de la poitrine, des oreilles, et des doigts, varie en fonction du cycle menstruel avec un pic au moment de l’ovulation.
 
Quelques explications…
 
Ces indices de beauté seraient avant tout des indicateurs de bonne santé et notamment de bonne santé reproductive.
Ainsi les indices de féminisation/masculinisation sont liés aux hormones sexuelles. Ils pourraient donc indiquer une plus grande fertilité. Ils pourraient aussi indiquer une meilleure résistance aux infections. En effet ces hormones inhibent le système immunitaire. Mais si les personnes avec un taux élevé d’hormones sexuelles sont malgré cela encore en vie, c’est qu’elles ont survécu aux infections et donc qu’elles sont naturellement plus résistantes !
La symétrie indiquerait quant à elle une résistance aux attaques environnementales pendant la croissance. 
 
Que faire si vous ne rentrez pas dans le moule ???
 
D’abord, bon nombre de ces études ont été faites auprès de volontaires étudiants américains, ce qui pourrait constituer un biais important. Ensuite, regardez autour de vous : les hommes et les femmes en couple sont-ils tous parfaits ? Heureusement, il n’y a rien d’absolu dans le choix d’un(e) partenaire et bien des facteurs entrent en ligne de compte.
 
Bibliographie
Symmetry and ovulation in women. Scutt D. & Manning J.T. Human Reproduction.1996;11(11):2477-2480.
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Les 10 commandements pour bien utiliser un préservatif
L’utiliser, c’est bien ; le faire correctement, c’est mieux !
 
Le préservatif permet d’éviter les grossesses non désirées et la transmission des MST (Maladies Sexuellement Transmissibles)… à condition d’être correctement utilisé !
 
  1. Le choisir (parce que l’important, c’est d’être bien dedans…)
Standards, extra-fins, épais (intéressants pour les rapports anaux), lubrifiés, colorés, parfumés, phosphorescents, extra-large , extra-small, sans latex,… vous devriez trouver votre bonheur…Mais toujours avec le label qualité CE.
 
  1. L’acheter (c’est un bon début…)
Vous en trouverez en pharmacie, dans les grandes surfaces, les para-pharmacies, les distributeurs (dans les toilettes de certains bars et boîtes, ou devant certaines pharmacies), les plannings familiaux, les love shops, les sex shops, en vente on-line… pas d’excuses, il y en a partout ou presque !
 
  1. Le conserver (pour les prévoyants)
Dans son porte-feuille, c’est sûr, on l’a sous la main à tout moment mais attention, un préservatif conservé au chaud et soumis au frottement, ça s’abîme… attention à renouveler le stock en poche ! Gardez-les dans un endroit à l’abri de la chaleur, du soleil, du frottement…
 
  1. Le contrôler
La date de péremption : la vérifier et ne pas la dépasser!
 
  1. Le sortir de son emballage (il vaut mieux…)
Mais attention aux dents, ongles, bagues etc… faites preuve de doigté !
 
  1. L’utiliser (enfin !)
Quand le mettre ?
    • Ne pas trop attendre car les préliminaires peuvent mener à des contacts agréables mais à risque…
Le mettre
    • Dans le bon sens (le bourrelet doit se trouver à l’extérieur pour un déroulement parfait)
    • Pincez le bout du préservatif pour en chasser l’air et déroulez-le et jusqu’à la base du pénis.
    • Un seul à la fois. Vous pensiez que deux c’était plus sûr ??? Détrompez-vous, les deux préservatifs frotteraient l’un contre l’autre et risqueraient de se rompre !
 
  1. Ne pas l’abîmer
Attention, toute une série de produits altèrent les préservatifs en latex et notamment :
  • la vaseline,
  • l’huile (de massage, de cuisine…)
  • le beurre
  • les crèmes cosmétiques
  • les médicaments locaux (attention aux crèmes contre les petits ennuis génitaux)
Les lubrifiants à base d’eau sont autorisés.
 
  1. L’enlever (en évitant les fuites, ce serait trop bête…)
N’attendez pas trop longtemps : si le pénis a complètement perdu son érection, le préservatif risque de rester coincé ce qui pourrait occasionner des fuites…
Tenez bien le préservatif contre la base du pénis en l’enlevant.
 
  1. Le jeter
Vérifiez qu’il n’y ait pas de fuite et faites un nœud avant de le jeter dans les poubelles…
 
  1. Et recommencer ?
Mais avec un nouveau, c’est à usage unique les préservatifs…
 
 
 
Quelques sites intéressants pour plus d’infos :
 
http://www.planning-familial.be
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Articles  
Articles

Articles de présentation ou de réflexion autour de sujets particuliers. Suite à vos nombreuses demandes vous pouvez trouver également sur cette page les articles et textes de l'exposition "Les sens de l'amour"
Faculté d'aimer ASBL - Centre de planning familial agréé par la COCOF - 16 place Carnoy 1200 Bruxelles - Tél : 02 764 20 63